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17 septembre 2010 5 17 /09 /septembre /2010 21:03
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13 septembre 2010 1 13 /09 /septembre /2010 22:16

 




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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 20:36

Sylvester Stallone est né à  new york en 1946 de Frank Stallone Sr., coiffeur de profession d'origine  italienne , et Jacqueline Labofish, astrologue, ancienne danseuse et promotrice de catch féminin, ayant des origines  francaises  du côté maternel

L'enfance de Sylvester Stallone a été mouvementée. Mal considéré par son père, il est renvoyé de quatorze écoles différentes en onze ans. Ses camarades de classe l'élisent comme le « plus susceptible de finir sur une chaise électrique » . Avant de percer dans le cinéma, il multiplie les emplois précaires

Sylvester Stallone a étudié l'art dramatique à  miami . De retour à new york , il apparaît dans plusieurs  piece s off- broadway. Ses premiers pas au cinéma sont des rôles très mineurs. Il tourne aussi un film érotique,  l'etalon italien - le mot italien « stallone » signifiant « étalon » - , un film gênant à porter dans une filmographie (que des producteurs ressortiront après le triomphe de  rocky  pour profiter du succès naissant de l'acteur). La majeure partie de ses autres rôles le cantonnent dans des apparitions brèves de loubard, comme dans bananas où il chahute un pauvre  woody allen . Il fait également quelques apparitions dans des séries télévisées comme kojak, mais sa carrière semble au point mort.

 

 

C'est pendant ces années que Stallone écrit le scénario de  rocky, l'histoire d'un boxeur minable qui se voit offrir la chance de sa vie le jour où le champion du monde de boxe lui propose de l'affronter sur le ring. Son histoire est inspirée d'un combat de boxe auquel il assista en tant que spectateur et qui mit aux prises le grand  mohamed ali avec un boxeur inconnu, Chuck Wepner. Contre toute attente, ce dernier résista et donna une réplique acharnée au grand champion.

Conscient que le rôle de  rocky balboa , à l'image du combat contre  apollo creed pour son personnage, peut faire basculer sa vie, Stallone refuse de vendre son script s'il n'obtient pas la garantie de jouer le rôle titre. Les producteurs firent monter très haut les enchères pour acheter ce script mais ils voulaient une star confirmée sur l'affiche : dans un premier temps, le rôle fut proposé à James Caan, Robert Redford, Burt Reynolds ou Ryan O'Neal. Le peu d'expérience de l'acteur décourage plus d'un producteur

 

 

C'est finalement en 1976 qu'il obtient gain de cause et que sort Rocky réalisé par John G. Avildsen. Le tournage est un exploit car il fut bouclé en à peine un mois et avec un budget dérisoire. À l'image de son personnage, Stallone se retrouve propulsé sur le devant de la scène, le film connaissant un succès inespéré et décrochant dix nominations aux Oscars. En définitive, le film remporte 3 Oscars, dont le plus important, celui du meilleur film de l'année. L'histoire universelle de Rocky, celle des « petits » qui s'affirment et se réalisent à force de courage mais aussi grâce au coup de pouce du destin - en somme une allégorie du rêve américain - fait naitre un mythe du cinéma américain moderne et façonne aussi une dimension hors normes à son interprète.

Stallone retrouvera le personnage de Rocky à cinq reprises, en 1979, 1982, 1985, 1990 et 2006. Stallone a écrit tous les scénarios de la saga et a réalisé Rocky 2, Rocky 3, Rocky 4, et le sixième volet, intitulé Rocky Balboa. La série des Rocky présente un parallèle troublant entre la carrière de l'acteur et du boxeur qui s'embourgeoisent tous deux au fil des ans : on quitte le petit "tocard" paumé de Philadelphie pour évoluer vers une superstar accaparée par son image (Rocky 3), voire un fer de lance du patriotisme américain en pleine relance de la guerre froide (Rocky 4 où il affronte un boxeur de l'Union soviétique). La série perd en fraicheur ce qu'elle gagne en spectacle et aussi en recettes, puisque les épisodes successifs ne cessent d'améliorer les scores du box-office, allant jusqu'aux 300 millions de dollars récoltés dans le monde par le 4e épisode. Seul le 5e volet viendra perturber cette success story, en raison d'un retour aux sources et d'un scénario, axé sur le déclin du boxeur, qui heurtera les fans habitués au triomphe de leur idole.





En 1982, Stallone interprète dans Rambo l'autre rôle qui marquera sa carrière : celui d'un vétéran du Viêt Nam sans domicile fixe qui est pris en grippe par un shérif de province qui ne veut pas voir dans « sa » ville le symbole d'une Amérique qui a perdu. Stallone reprendra le rôle de John Rambo à trois reprises (1985, 1988 et 2008). Le personnage de Rambo, que Stallone considère comme son « côté obscur » (Rocky étant son « côté clair »), reprend quelques éléments de la vie de Stallone comme la saga Rocky. Avant d'incarner Rambo pour la première fois, le statut de star de Stallone est incontestable, mais en tant qu'acteur il n'est pas pris au sérieux, tout comme Rambo. Si Rocky était le film du rêve américain, Rambo montre le revers de la médaille : seul celui qui suit les règles de la société trouvera une place, ce que ne fait pas Rambo un marginal tragique à qui un shérif lui refuse un retour à la vie civile pour avoir commis le crime de parcourir à pied le pays symbolisant la liberté.

 

Rambo est vraiment le rôle qui le consacre superstar mondiale du cinéma : son personnage de vétéran guerrier devient une icône et suscite une véritable "Rambomania", à tel point que son look est adopté par des terroristes et des guérilléros un peu partout dans le monde. Le personnage et ses exploits sont habilement exploités par le gouvernement Reagan, alors que la guerre froide connaît ses derniers soubresauts. Rambo, surtout avec le deuxième épisode de la trilogie (le premier étant plus ambigu), redonne de la fierté aux Américains qui pansent encore les plaies douloureuses du "bourbier" vietnamien : non seulement Stallone rompt avec un cinéma américain très virulent à l'égard de l'attitude des troupes de l'Oncle Sam pendant la guerre du Viêt Nam (Apocalypse Now, Voyage au bout de l'enfer...), mais en plus la trame du film Rambo 2 - le héros repère et libère des soldats américains encore détenus dans les geôles vietnamiennes - véhicule l'idée selon laquelle ce nouveau héros américain venge à lui seul un pays déshonoré et gagne une guerre perdue par les bureaucrates.

C'est pour cela que Rambo, et par la même occasion Stallone, deviennent en quelque sorte l'image de l'Amérique fière et nationaliste des années quatre-vingts et provoquent de nombreuses réactions de rejet ou de moquerie, très vives en France avec les Nuls et surtout avec Les Guignols de l'info, où la marionnette de Stallone est choisie comme avatar pour représenter les pires travers de l'Amérique (voir l'article Monsieur Sylvestre).

Stallone est la superstar des films d'action à cette époque, mais les rôles de Rocky et Rambo ont tellement marqué les esprits et sa carrière que ses autres films des années 1980 n'ont pas vraiment marché, même s'il s'est essayé à plusieurs genres : le thriller policier avec Les Faucons de la nuit, le film de guerre avec À nous la victoire (1981), la comédie musicale avec New York Cowboy (1984), la comédie policière avec Tango et Cash (1989) ou encore le film carcéral avec Haute sécurité (1989), sans oublier le film d'action policière avec Cobra (1986) (le public et la critique ont cependant tendance à rattacher la plupart de ces films au terme générique "film d'action", ce qui explique en partie pourquoi Stallone a souvent été accusé de faire toujours le même type de film).





Dans les années 1990, Stallone laisse derrière lui les personnages de Rocky et de Rambo. Voulant s'arracher au carcan de ces deux personnages, il essaye (pour marcher sur les traces de son rival et ami Arnold Schwarzenegger mais sans succès) de percer dans la comédie, avec L'embrouille est dans le sac et Arrête ou ma mère va tirer ! Sa cote chute et Stallone traverse une première période de vaches maigres. C'est son ami mais concurrent de toujours, Schwarzenegger, qui devient la star du box-office, mais à cette époque également émerge une nouvelle génération de héros d'actions (Steven Seagal, Jean-Claude Van Damme, Bruce Willis) qui renouvellent le genre et marchent sur ses plates-bandes.

Ayant retenu la leçon de ses échecs, il décide alors de revenir au cinéma d'action, avec des fortunes diverses : il joue ainsi dans des films comme Cliffhanger : Traque au sommet, Demolition Man et L'Expert qui sont de vrais succès, alors que Judge Dredd, Assassins ou encore Daylight sont de nouvelles déceptions au box-office. Les grands studios lui tournent le dos et beaucoup considèrent que sa carrière est terminée.

Ces dernières années, le rôle qui a le plus marqué la critique lui a été offert par James Mangold en 1997, avec Cop Land. Il y incarne un shérif faible et bedonnant d'une petite ville de policiers tenue par la mafia. Il prend 20 kilos pour ce rôle et étonne de nombreux observateurs. Stallone prouve en effet qu'il n'est pas un simple paquet de muscles mais un véritable acteur. Salué par de nombreux amateurs, le film n'est pas suivi par le grand public qui semble avoir du mal à imaginer Stallone dans un rôle « faible » et avec un physique banal. Cette expérience ne donne donc pas de suite....

 

Cop Land n'obtient donc qu'un succès d'estime. Dès lors, l'acteur, qui a franchi la barre des 50 ans, traverse de nouveau une période peu fructueuse : n'ayant plus forcément les budgets et les talents dont on peut s'entourer lorsque l'on est en tête du box-office, il enchaine les échecs commerciaux avec des films comme Driven (2001), Get Carter (2001), D-Tox (2002), ou Les Maîtres du jeu (2004). Le type de films qui a fait sa gloire est passé de mode : les baroudeurs bodybuildés ont cédé la place aux superhéros de comics, aux aventuriers de mondes numériques ou encore aux experts en arts martiaux.

En 2004, il présente sur NBC une émission de télé-réalité The Contender dans laquelle on voit le quotidien de boxeurs qui se battent pour devenir le meilleur d'entre eux. En France, l'émission fut diffusée par Canal+ et W9. Stallone n'a visiblement plus de projets et doit se contenter d'apparitions clin-d'œil dans des séries télévisées comme Las Vegas ou des films tels Taxi 3 et Spy Kids 3. En 2005, il fit entrer Hulk Hogan au WWE Hall of Fame





Après de longues années passées à essayer de convaincre les producteurs, Stallone revient sur le devant de la scène en 2006, avec le sixième volet de Rocky. Le projet semble fou, car pour beaucoup, Stallone est trop vieux pour incarner le rôle du boxeur et l'acteur n'échappe pas aux railleries. Néanmoins, il s'accroche à son projet, comprenant que le personnage lui colle à la peau et que le public apprécie de le voir dans ce rôle.

Rocky Balboa, axé sur la nostalgie et le retour aux valeurs du tout premier épisode permet finalement à Stallone de renouer avec le succès critique et les premières places du box office. Après le retour bien accueilli de Rocky, Stallone tente la résurrection de l'autre rôle de sa vie, John Rambo. il s'agit là du quatrième film de cette saga et il le nomme - à l'image de son dernier Rocky - simplement par le nom du personnage : John Rambo. Le film présente une intrigue proche de celle de Rambo II mais revient également à la source du personnage découvert dans le premier opus, le film se situe entre la dénonciation du génocide du peuple Karen par la junte Birmane et la réflexion de John Rambo sur son passé de guerrier et fait preuve d'une violence totalement assumée.





Sylvester Stallone est aussi réalisateur : il a mis en scène les volets 2, 3, 4 et 6 de la saga Rocky ainsi que La Taverne de l'enfer (1978) et Staying Alive (1983) avec John Travolta (la suite de La Fièvre du samedi soir), sans oublier le dernier volet de la saga Rambo. Il est également le scénariste ou le co-scénariste de tous les films qu'il a mis en scène et de plusieurs films qu'il a interprétés sans les avoir réalisés (F.I.S.T., Cobra, Cliffhanger, etc.).

Le tournage de son prochain film The Expendables a démarré au mois d'avril 2009 au Brésil, avec Stallone lui-même, Jason Statham, Jet Li, Charisma Carpenter, Dolph Lundgren, Randy Couture (Champion de MMA), Eric Roberts, Mickey Rourke et une courte apparition de Arnold Schwarzenegger et de Bruce Willis le film sortira le 13 août 2010 aux États-Unis et le 18 août en france. Il contera l'histoire d'une bande de mercenaires envoyés en Amérique du Sud, pour y déloger un dictateur, incarné par David Zayas (Dexter et la série Oz).

Sylvester Stallone en juillet 2010

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